LE VANILLIER

Le vanillier est une liane grimpante originaire d’Amérique Centrale pouvant atteindre 15m de long et vivre 10 à 12 ans. Il possède une tige ligneuse avec des racines adventives, des feuilles ovales de 15 à 25 cm et des fleurs verdâtres. Elle nécessite une plante support jouant le rôle d’ombrière et pousse dans des régions tropicales humides en sous-bois Il appartient à la classe des monocotylédones (Liliopsida), la sous-classe des Liliidées, l’ordre des orchidales, la famille des orchidacées (ou orchidées) et au genre Vanilla. C’est la seule orchidée dont le fruit est comestible.

On compte une centaine d’espèces de vanillier mais trois seulement ont été historiquement retenues afin de produire la vanille en gousse, essentiellement deux sont cultivées dans un but commercial.

Vanilla planifolia
ou
Vanilla fragrans

Vanilla planifolia G. Jackson (également souvent appelée Vanilla planifolia Andrews ou Vanilla flagrans (Salisbury) Ames). Elle est la plus produite et la plus commercialisée dans le monde. Introduite en 1841 dans l’Océan indien. Celle qui provient de Madagascar, de la Réunion ou des Comores, bénéficie alors de l’appellation Bourbon. Mais on peut aussi la trouver en Indes, en Ouganda, en Indonésie, au Mexique et aux Iles Tonga.

Vanilla tahitensis
J.W. Moore
(vanille Tahiti)

Elle fût introduite en Polynésie par l’amiral F.Hamelin en 1848. Dans les années 50, la Polynésie Française dont fait partie Tahiti était le 2ième producteur mondial de vanille derrière le Madagascar.

Vanilla Pompona
Shiede
(vanille des Antilles)

On la retrouve principalement en Martinique, Guadeloupe, Amérique tropicale, brésil, et Guyane. Elle est plus connue sous le nom de « vanillon » ou « vanille banane » car les gousses sont courtes et grosses.

HISTOIRE DE LA VANILLE NATURELLE

L’histoire des plantes cultivées est intimement liée a l’histoire des civilisations. On se souvient des extraordinaires voyages de Marco polo nous ramenant de chine et des indes la cannelle, le poivre et la cardamome. Ses explorations apportèrent surtout l’incroyable conscience que d’autres mondes existaient. Ce fut également le cas lors des périples de Christophe Colomb mais lorsque Cortès débarqua au Mexique en 1519, la situation était très particulière : Cette civilisation dominée par la haute noblesse et les prêtres baignait dans une hystérie de pouvoir tyrannique, de sanglants sacrifices humains et de cannibalisme rituel. L’occasion était donnée pour basculer l’empereur fou Montezuma, instituer la religion catholique et s’approprier les richesses, or, argent, cacao et autres épices.C’est ainsi que des boutures de vanille embarquèrent pour les jardins royaux et essaimèrent en de multiples zones intertropicales (à la Réunion en 1819) sans jamais aucun résultat : les fleurs n’avait pas leur abeille pour les féconder, un échec de 3 siècles. La gousse, elle, rapportée du Mexique faisait fureur dans les cours européennes dont celle de Louis XIV.

Mr Beaumont Bellier

Dans les années 1830, les progrès de la botanique permirent de comprendre la possibilité [albius2[1]] de féconder manuellement les fleurs de vanille et c’est en 1841 que le jeune esclave de Mr Beaumont Bellier installé à Ste Suzanne invente la méthode pratique pour produire de façon certaine des gousses a chaque fleur. L’enfant s’appelait Edmond et était alors âgé de 12 ans. Très sollicité par les planteurs blancs et toujours en leur compagnie on lui donna le nom d’ALBIUS à l’abolition de l’esclavage le 20 décembre 1848. Edmond Albius décéde le 9 août 1880 à l’hospice de Sainte-Suzanne, dans le dénuement le plus total. Il est pourtant à l’origine du formidable essor de « la reine des épices » qui enrichit la France et ses colonies. On avait par ailleurs, défini le processus d’échaudage et de séchage, propre à sublimer la gousse et la conserver. dès 1848, l’île exporte sa première cargaison de vanille, 50 modestes kilos, plus de 100 tonnes à la fin du 19e siècle. De 1896 à 1905, le général Gallieni effectue une répression militaire a la résistance malgache et procède [fleur vanille] a sa colonisation. Des colons métropolitains et en grande partie réunionnais s’installent donc sur des concessions octroyés par l’état afin de produire, faire produire, exporter et importer. L’économie coloniale est à son apogée jusqu’à la seconde guerre mondiale. La vanille « chimique » est de nos jours plus de 1000 fois plus utilisée que la naturelle. Source: http://www.vanillebiosolidaire.fr/les-recettes/la-vanille/

ADRESSE

International Natural Vanilla Organisation (INVO ) 3 rue Tauzia 33800 Bordeaux – FRANCE

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